jeudi 26 février 2009

Coup de chaud au bureau


C'est en faisant un tour sur un blog voisin que l'idée m'est venue d'un post sur les relations entre collègues au boulot...


Le sujet n'est pas simple. On se doit de vivre dans un milieu professionnel comme dans une société à codes, qu'il faut maîtriser un minimum à défaut de les comprendre. Chaque métier à son univers et on ne "vit" pas dans un service comme dans un autre. Sans parler des problématiques de sociétés...

Chez nous, quatre entreprises plus des sous-divisions par entités. En gros, on peut dénombrer sept pôles d'activités qui eux-mêmes se sous-catégorisent en services dédiés ou transversaux. Autant dire, que les branches se multipliant il devient parfois difficile de définir vraiment qui est responsable de quoi... Mais là n'est pas le problème (ou plutôt, c'en est un autre que nous n'aborderont pas ici). Intra-service donc, il est nécessaire de s'harmoniser un minimum, on appelle aussi ça 'l'adaptabilité" en langage consensuel de boulot. Je me dois de m'adapter à mon poste bien sûr, à mon service évidemment, mais aussi à mes collègues. Quel est le plus simple... ? Je vous laisse juge.

Dans les liens classiques, on peut parler de la cohésion des fumeurs entre eux ; les autres étant forcément à la marge puisque jamais présents pour les pauses-clopes. Il y a aussi un sport, une activité extra-professionnelle que l'on peut pratiquer à plusieurs sur des temps de midi ou autre, et qui rassemblera des affinités autour d'un loisir commun. Les horaires également : partir ou arriver à la même heure provoque des réflexes de cohésion. On prend le café du matin ensemble, on discute sur le temps du trajet... Bref, on voit que les affinités de bureau se créent autant sur de réelles amicalités que sur des points de rencontre liés au rythme, à l'activité, au hasard. Un changement de service peut provoquer autant de nouvelles habitudes. Ne resteront finalement entre personnes que les vrais liens qui allaient au delà des codes.

Pour revenir au strict sens de "code", on voit aussi que les habitudes d'un service peuvent déstabiliser un nouvel arrivant ou l'inverse. Un sorte de décalage s'instaure qui pourra devenir une véritable incompréhension, voire une hostilité si elle n'est pas désamorcée. Qui n'a jamais entendu un collègue se faire "descendre" parce qu'il n'était pas comme ci ou comme ça, qu'il n'a pas fait comme les autres, etc. ? On peut également en faire les frais soi-même ou participer à ce genre de petites médisances par inadvertance (j'éviterai le cas frontal d'hypocrisie qui révèle une autre problématique). Bref, c'est humain.

Il y a aussi les échelons : dans certains services, l'employé est de mise et le cadre aura du mal à s'intégrer par méfiance de la part de subordonnés par exemple. Dans d'autres cas, c'est l'inverse ; les employés se sentiront à la marge d'une population cadre dans laquelle ils auront le sentiment d'être des "petites-mains" sans voix d'écoute. Là, on frôle la problématique sociale qui s'inscrit bien plus largement que dans le domaine du travail. Mais, après tout, l'expression "on ne mélange pas les torchons et les serviettes" prend parfois tout son sens, de là à parler de logique de castes...

Pour laisser une note d'humour sur ce sujet un peu sérieux (j'aurais pu parler des cas individuels : tel collègue qui empeste systématiquement la frite après le déjeuner, tel autre qui agace à force d'être trop mielleux avec le chef, le cas de celui qui arrive en retard à chaque réunion...), je vous laisse apprécier une petite vidéo des rancunes de boulot quand la cocotte explose... Pourvu qu'on s'aime !

[PS : Chez Weka, les cloisons sont plus nombreuses, une chance... ! Et vive le télétravail !!]

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